Biographie > Mohombi

On n’a jamais rien entendu de tout à fait semblable à Mohombi. Le chanteur, auteur et producteur de 23 ans, de culture moitié suédoise, moitié africaine, a inventé un son festif frais et irrésistible qu’il a baptisé l’Afro-Viking. “C’est une musique qui ressemble à mon histoire”, dit-il, et quelle histoire… Fils d’un roi congolais engagé en politique, Mohombi s’est enfui du Congo déchiré par la guerre alors qu’il était jeune adolescent, pour s’installer à Stockholm où il a joui de son premier succès musical. Il a ensuite traîné ses baskets avec des amis à Los Angeles, où il a presque tout de suite été remarqué par un autre demi-Suédois, le producteur RedOne (Lady Gaga, Usher, Lil Jon).


Eté 2010 : non seulement, RedOne a-t-il accueilli Mohombi au sein de son écurie de faiseurs de tubes et produit son premier single, mais il a aussi fait de Mohombi la première signature de 2101 Records, le label qu’il dirige avec Cherry Tree/Interscope aux U.S.A. et Island Records au Royaume-Uni. L’album, sur lequel sont invités Nelly et Nicole Scherzinger des Pussycat Dolls, est déjà prêt, et si vous trouvez que chaque chanson mérite une danse, vous ne pourriez pas mieux tomber : danseur né, Mohombi a mis au point une chorégraphie différente pour chaque morceau de son album.

 

Les grooves dancehall ondulants du premier single “Bumpy Ride” donnent le ton, et vous ne serez pas les seuls à ressentir que le dieu de la danse a pris possession de la musique de Mohombi, une musique faite pour les clubs, mais aussi au-delà. D’ailleurs, la prochaine fois que vous entendez une nouvelle idole pop à bout de souffle raconter son “parcours ” (dans la plupart des cas, un parcours depuis l’arrêt de bus jusqu’à l’audition la plus proche), rappelez-vous comment le parcours de Mohombi a commencé il y a douze ans. Mohombi se souvient très bien de ce jour-là… Nous sommes le 14 août 1998, et tout le Congo est à feu et à sang. Des bombes explosent un peu partout, sur fond de tirs nourris. Les parents de Mohombi décident que leurs enfants doivent être évacués de cet enfer. Mohombi, son frère et sa soeur tentent de prendre un ferry, mais le port est fermé quelques minutes avant qu’ils n’embarquent. Le lendemain, ils sont acheminés par l’armée française jusqu’à une base en France, puis jusqu’à Stockholm.


“C’était vraiment un moment très difficile”, se souvient-il. “Nous avons dû nous enfuir en plein milieu de la guerre. J’ai réalisé que nous avions de la chance d’avoir une deuxième chance, et de pouvoir commencer une nouvelle vie.” Ses pensées étaient occupées par ce qui était arrivé à ceux qui étaient restés, et tout ce chaos s’est retrouvé exprimé dans des poèmes que le jeune Mohombi a fini par mettre en musique. “Il faut trouver une manière de gérer ce genre d’évènement, de le digérer et d’en ressortir quelquechose de constructif. Sinon, ça te détruit”, avoue Mobombi aujourd’hui. “ La musique a été ma manière de m’en sortir. C’était une façon d’exprimer non seulement ce que j’avais dans la tête, mais aussi dans mon coeur.”

 

Mohombi, son frère et sa soeur sont logés dans un appartement d’un quartier relativement calme de la banlieue de Stockholm, et se sentent libres pour la première fois de leur vie. Son frère Djo commence à faire le DJ dans les clubs de la ville tandis qu’à la maison, le trio vit au son de Bobby Brown, Will Smith… principalement de la musique de fête. L’énergie et la vibration positive de cette musique provoquent le déclic dans l’esprit de Mohombi, mais aussi dans celui de son frère. Tous les deux, ils commencent à faire de la musique ensemble, et très vite, ils fondent le groupe Avalon. La dynamique entre ces deux-là est idéale pour l’écriture de chansons, chacun se concentrant sur ses points forts : Djo s’occupe des beats, tandis que Mohombi est captivé par les mélodies. “Je crois que nous avions un son différent mais accessible”, dit aujourd’hui Mohombi à propos d’Avalon. “Nous étions encore Congolais, mais nous avions su nous adapter en faisant de la musique à la mode, comme le R&B, le dancehall et le Hip Hop.” En Suède, Avalon connait un vrai succès underground, mais c’est pendant cette période que la soeur de Mohombi se tue dans un accident. Mohombi parle rarement de cet événement, mais il reconnaît le poids qu’il a eu sur la suite de sa vie. « Ma soeur fait toujours partie de moi, et de ma musique, et cela sera toujours le cas. Elle a toujours été celle qui croyait le plus dans ce que je fais. Elle a su voir le potentiel de notre musique, et disait toujours que nous serions signés sur le plus gros label du monde. Et voilà qu’aujourd’hui, c’est arrivé ! »


Avalon ne connaît pas le succès tout de suite, mais quand ça commence à marcher, le groupe décolle en flèche. Entre 2004 et 2008, il vend 1 demi-million d’albums, gagne un African Grammy et joue aux côtés de Ludacris, Ginuwine et Musiq Soulchild. En parallèle, Mohombi écrit tant de chansons que certaines ne sont pas utilisées par le groupe. En 2005, il se produit au prestigieux Melodifestivalen en Suède, où il interprète sa propre chanson, avant que le célèbre boys band coréen Big Bang ne reprenne plusieurs de ses titres.


Cela prendra encore un peu de temps avant que les choses ne s’organisent tout à fait. Mohombi n’exerce sa carrière pop qu’à temps partiel, et à la fin des années 2000, il travaille chez Sony Ericsson à Stockholm en tant que manager logistique. Rien de bien excitant… « Ca n’était pas vraiment mon rêve », déclare-t-il avec diplomatie. « Un jour, je suis allé trouver mon patron dans son bureau, et je lui ai dit : ‘je fais de la musique depuis que j’ai douze ans, il faut que je concrétise tout ça, je pars à Los Angeles pour un moment’ ». Son patron a haussé les épaules et lui a souhaité bonne chance. « J’étais comme attiré », se souvient Mohombi.  Le succès de Big Bang était peut-être un signe du destin, ou était peut-être tout simplement arrivé juste au bon moment, mais cela a servi à valider son talent d’auteur-compositeur. Cela a aussi marqué le début d’un changement dans ses ambitions. « C’était le coup de pouce dont j’avais besoin pour partir à Los Angeles, raconte-t-il. Je me suis réuni avec un petit groupe d’amis qui écrivaient aussi des chansons et j’ai dit allons-y ! » Et les voilà partis pour LA… Les gens vont toujours à LA avec une idée en tête, bien sûr, mais ils peuvent aussi quitter LA avec tous leurs rêves brisés. Mohombi savait qu’il devait réussir. « Je me suis soudain retrouvé au milieu de tous ces gens, se souvient-il, qui espéraient tous que leur rêve devienne réalité. Là-bas, c’est dans l’air, c’est dans l’énergie. On sent la fébrilité et la soif de réussir ». Le voilà donc qui appelle ses contacts suédois pour les rencontrer. Un petit collectif se forme. Il se trouve que certains d’entre eux sont arrivés à Los Angeles au moment où le producteur RedOne, qui était jusqu’alors basé à Stockholm, et dont le background est Suédo-marocain, vient d’obtenir un hit avec le premier single de Lady Gaga. Lorsque Mohombi rencontre RedOne, le déclic est immédiat. « Il avait entendu dire que j’étais auteur-compositeur, raconte Mohombi. Mais il était aussi intéressé par le fait que je sois un vrai artiste. »


Eté 2010 : Mohombi n’est pas seulement un artiste, c’est le premier à avoir été signé par le label de RedOne, 2101 Records. Ses chansons explorent désormais de nouveaux territoires. Des titres comme « Dirty Situation » ou « Coconut Tree » rappellent les raves des années 90, des références qui font penser à Haddaway, Dr Albarn et Ace Of Base, en mieux. L’esprit jubilatoire et festif qui a nourri cette époque renait à travers les titres de Mohombi, un peu comme l’écume sur vos jambes lors d’une promenade sur la plage au coucher du soleil. Comme l’explique Mohombi, ses nouveaux morceaux font un grand bond en avant, mais leur esprit ne diffère pas tant que cela de ce qu’il faisait ave son frère. « C’est ce qui me donne cette impression d’honnêteté, dit-il. Le mouvement et le rythme sont africains, très dansants, mais ce que nous avons essayé de faire, c’est de mélanger le feeling africain avec des mots et des mélodies des années 90. » Le résultat sonne résolument 2010. « Red a optimisé le tout, a modernisé le son, et lui a imprimé sa patte et sa couleur pop », dit Mohombi. « C’est un producteur pop incroyable avant tout, c’est un faiseur de tubes. »


Ces tubes à venir parleront d’eux-mêmes, alors que le voyage continue.


« C’est un peu comme si toute ma vie était liée au mouvement, dit Mohombi. Je ne sais pas où je finirai. Peut-être quelquepart, peut-être nulle part. » Il est difficile d’écouter ses chansons sans se dire que la seule option possible est « quelquepart ».


« C’est ‘le long chemin’, comme on dit au Congo, dit Mohombi. Un chemin semé d’embûches, mais excitant. » 


Mohombi sortira son 1er album en Novembre !

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3 commentaires pour la biographie de “Mohombi”

  eva le 12 Mai 2012 à 18:47  
 
jaime
 
     
  Med le 14 Mai 2012 à 22:39  
 
b1
 
     
  Med le 14 Mai 2012 à 22:39  
 
b1
 
     

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