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Free Mobile a recruté 3,6 millions d'abonnés mobiles en six mois
Sur les six premiers mois de 2012, les activités mobiles ont rapporté 320 millions d'euros de revenus mais ont engendré 44 millions d'euros de pertes.
Iliad (maison-mère de Free) a dressé vendredi 30 août le premier bilan de son activité mobile lancée en janvier, à l'occasion de la publication de ses résultast semestriels. La maison-mère de Free a conquis 3,6 millions d'abonnés mobiles en six mois, soit 5,4% du marché français.
Une grande part vient bien sûr des opérateurs historiques: sur les six premiers mois, deux millions de Français ont porté leur numéro chez Free, soit la moitié des demandes de portabilité sur la période. L'arrivée du quatrième opérateur a visiblement dopé le marché, car les demandes de portabilité ont doublé par rapport aux six derniers mois de 2011.
Financièrement, l'activité mobile a généré 320 millions d'euros de revenus supplémentaires, mais 44 millions d'euros de pertes brutes d'exploitation (Ebitda). Logiquement, cela a dopé le chiffre d'affaires total du groupe (+39%, à 1,4 milliard d'euros). Mais cela a aussi plombé sa rentabilité: le bénéfice net chute de 45% (à +80 millions d'euros).
Commentant ces résultats, sur l'antenne de BFM Business, le directeur général Maxime Lombardini a vivement répondu aux critiques de ses concurrents. "La rentabilité de nos concurrents diminue, mais elle reste très élevée. La marge de SFR a même augmenté au premier semestre. Cela reste de colossales vaches à lait, mais moins qu'avant. C'est bien sûr désagréable de voir sa marge brute d'exploitation passer de 40% à 20%, mais cela reste énorme", a-t-il martelé, soulignant que peu de secteurs jouissaient de telles marges.
"Nos concurrents ont distribué 5,5 milliards d'euros de dividendes en 2011: cela donne-t-il vraiment l'impression d'un champ de ruines?". Il a rappelé "inverstir pratiquement deux fois plus que ses concurrents", en pourcentage du chiffre d'affaires.
Maxime Lombardini s'en est particulièrement pris à Bouygues, "un groupe que je connais bien pour y avoir passé 15 ans", a rappelé cet ancien de TF1. "Il y a toujours un double discours chez Bouygues: je suis ultra-libéral quand ça m'arrange, et je suis quasi-marxiste quand ça m'arrange". Il a dénoncé les investissements réduits de Bouygues Télécom dans la fibre optique ("pas un euro alors que Free a dépensé 700 millions") et dans l'ADSL (où la filiale du groupe de BTP "utilise le réseau de SFR").
Source :bfmtv.com
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